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Bois sec vs bois vert : Impact sur l'encrassement
Choix du bois

Bois sec vs bois vert : Impact sur l'encrassement

Vous avez une cheminée ou un poêle à bois chez vous ? Alors, vous avez sûrement entendu dire qu’il ne faut jamais brûler du bois vert. Mais savez-vous vraiment pourquoi ? La réponse est simple et cruciale : l’encrassement. Choisir entre bois sec et bois vert peut faire toute la différence pour la santé de votre installation et votre confort au quotidien.

Bois sec ou bois vert : quelle différence ?

Avant d’aller plus loin, mettons les choses au clair. Le bois vert, c’est du bois tout juste coupé, gorgé d’eau, avec un taux d’humidité souvent supérieur à 20 %. À l’opposé, le bois sec a été stocké pendant 18 à 24 mois pour faire tomber son humidité en dessous de ce seuil.

Le bois vert peut sembler pratique, surtout si vous venez de couper un arbre dans votre jardin. Mais attention, sa forte teneur en eau est une vraie source de problèmes, notamment un encrassement rapide de votre conduit et de votre appareil de chauffage.

Pourquoi le bois vert encrasse autant ?

Brûler du bois vert dans votre poêle ou cheminée, c’est un peu comme cuisiner avec une poêle qui ne chauffe pas assez. Voici ce qui se passe :

  1. Une combustion bancale : Une grande partie de l’énergie du feu sert à évaporer l’eau au lieu de produire de la chaleur. Résultat, la flamme est faible et la combustion incomplète.

  2. Des fumées pleines de saletés : Cette mauvaise combustion crée des fumées blanches épaisses, chargées de particules, de goudrons et de créosote.

  3. Des dépôts qui s’accumulent : En refroidissant, ces résidus se collent aux parois du conduit, formant une couche qui s’épaissit et gêne le tirage.

En un rien de temps, votre conduit est encrassé, et il faudra ramoner bien plus souvent. Sans parler du risque de feu de cheminée, car ces dépôts sont très inflammables. Imaginez un matin d’hiver où, au lieu de profiter de la chaleur, vous devez gérer une urgence à cause d’un conduit bouché !

Les atouts du bois sec contre l’encrassement

À côté de ça, le bois sec est un vrai champion pour votre chauffage :

  • Avec peu d’humidité, il brûle à haute température, offrant une combustion propre avec un minimum de fumées. Exit les particules et goudrons en excès !

  • Moins de résidus, c’est aussi moins de dépôts dans le conduit. Un ramonage annuel suffit généralement, sans surprise entre-temps.

  • La chaleur dégagée est bien plus efficace, pour un meilleur rendement. Vous chauffez mieux en utilisant moins de bois.

  • Bonus non négligeable : votre poêle ou cheminée dure plus longtemps, et vos frais d’entretien diminuent sur le long terme.

Quel impact réel sur l’encrassement ?

Pour vous donner une idée, brûler du bois vert entraîne souvent une accumulation de dépôts bien plus rapide qu’avec du bois sec. Selon des experts du secteur, l’encrassement peut être plusieurs fois supérieur avec un bois trop humide. Cela signifie des ramonages plus fréquents, et donc plus de temps et d’argent dépensés. Avec du bois sec, vous limitez ces désagréments et gardez votre installation en bon état plus longtemps.

Le taux d’humidité : un critère clé

Tous les bois ne se valent pas, et tout dépend du taux d’humidité. Plus il est élevé, plus l’encrassement sera important. Voici quelques repères :

En dessous de 15 %, on parle de bois extra-sec. C’est l’idéal pour une combustion ultra-propre, mais pas toujours facile à obtenir sans séchage artificiel.

Entre 15 et 20 %, c’est la zone parfaite pour un bois de chauffage domestique. Vous avez un bon équilibre entre performance et faible encrassement.

De 20 à 25 %, ça passe encore, mais vous aurez un peu plus de fumées et de dépôts. Si vous pouvez, laissez sécher encore un peu.

Au-delà de 25 %, les problèmes du bois vert deviennent évidents. Évitez de l’utiliser comme combustible principal.

Nos conseils pour choisir et stocker votre bois

Pour profiter d’un bois sec de qualité et limiter l’encrassement, adoptez ces quelques astuces :

  1. Prenez de l’avance : Achetez votre bois au moins 18 à 24 mois avant de l’utiliser. Commandez au printemps pour l’hiver suivant, par exemple.

  2. Stockez malin : Rangez-le sous un abri, à l’abri de la pluie mais bien ventilé. Évitez de le poser directement au sol pour qu’il ne reprenne pas d’humidité.

  3. Vérifiez l’humidité : Un petit humidimètre, ça change la vie ! Assurez-vous que le taux est sous les 20 % avant de brûler.

  4. Misez sur les bons essences : Choisissez des feuillus comme le chêne ou le hêtre, parfaits pour un chauffage efficace une fois secs.

Avec ces habitudes, vous aurez un bois au top pour chauffer votre maison tout en préservant votre installation. Par exemple, un ami a stocké son bois dans un garage mal ventilé, et même après un an, il était encore trop humide. Résultat : des fumées partout et un ramonage express !

En conclusion : pourquoi le bois sec est incontournable

Pour faire court, le choix entre bois sec et bois vert ne se limite pas à une question de confort. C’est un enjeu majeur pour votre sécurité et la longévité de votre chauffage :

Le bois vert encrasse vite avec ses fumées chargées, vous obligeant à ramoner souvent et augmentant les risques.

Le bois sec, en revanche, assure une combustion propre, protège votre conduit et vous fait économiser sur l’entretien.

Alors, pourquoi prendre des risques avec du bois vert quand le bois sec est une solution si simple et efficace ? Investir dans un bon combustible, c’est garantir des hivers cosy et sans tracas. Et vous, êtes-vous prêt à passer au bois sec pour dire adieu à l’encrassement ? Partagez vos astuces ou posez vos questions en commentaire, on est curieux de vous lire !

Bois vert vs bois sec
Différence dhumidité entre bois vert et sec.

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